Pierre-Alain Mounguengui s’est livré à un véritable plaidoyer en faveur de Gianni Infantino, ce mardi 25 août 2026 au Centre d’excellence de Missérété, au Bénin. Présent pour superviser l’élection de Marcellin Bocovè à la tête de la Fédération béninoise de football, le troisième vice-président de la CAF a salué les investissements réalisés par la FIFA en Afrique sous la présidence du dirigeant italo-suisse.
Mandaté par la Confédération africaine de football, Pierre-Alain Mounguengui conduisait la délégation chargée d’observer l’assemblée générale élective de la FBF. Le président de la Fédération gabonaise de football était accompagné de Sacré Guebae, conseiller juridique de la CAF, et de Philippe Tchere, directeur exécutif de l’UFOA Zone B. Le scrutin a consacré Marcellin Bocovè, élu avec 76 voix favorables sur 79 votants.
Au-delà de cette mission, le dirigeant gabonais a profité de son intervention pour mettre en avant l’action de Gianni Infantino. Le président de la FIFA a officiellement annoncé, le vendredi 1er mai 2026 lors du 76e Congrès de l’instance à Vancouver, sa candidature à un nouveau mandat en 2027. Dans ce contexte électoral, les propos de Pierre-Alain Mounguengui apparaissent comme un soutien manifeste au dirigeant en poste depuis février 2016.
Les investissements de la FIFA mis en avant
« Je pense que tous les acteurs du football local reconnaissent les bienfaits de Gianni Infantino au Bénin. Le Centre d’excellence de Missérété, où nous sommes actuellement, a été un projet totalement concrétisé par Infantino en 2019 », a déclaré Pierre-Alain Mounguengui. Le troisième vice-président de la CAF a ainsi présenté cette infrastructure comme l’un des principaux héritages de la coopération entre la FIFA et le football béninois.
Le président de la Fegafoot a également rappelé que le Bénin avait bénéficié de plusieurs projets de développement. « Le président de la FIFA ne s’est pas limité à cet édifice. Le Bénin a été pris comme fédération pilote pour recevoir plusieurs projets de la FIFA. Nous lui devons donc reconnaissance pour cela », a-t-il poursuivi. Il a enfin étendu ce bilan aux autres fédérations africaines ayant bénéficié des financements de l’instance mondiale.
Un soutien africain stratégique pour Infantino
Ces déclarations interviennent alors que les positionnements se précisent avant l’élection présidentielle de la FIFA, prévue le jeudi 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc. Les 211 fédérations membres disposeront chacune d’une voix lors du scrutin. Avec ses 54 associations nationales, l’Afrique constitue donc un bloc électoral majeur pour tout candidat à la présidence de l’institution.
Gianni Infantino compte notamment défendre le bilan du programme FIFA Forward, qui finance des infrastructures, des compétitions et des projets techniques dans les fédérations membres. Ces investissements lui ont permis de conserver d’importants soutiens en Afrique et en Amérique du Sud. L’appui exprimé par Pierre-Alain Mounguengui s’inscrit dans cette dynamique, même si le continent africain ne présente pas nécessairement un front totalement unanime.
Un plaidoyer plus qu’une simple reconnaissance
Pierre-Alain Mounguengui n’a pas formellement annoncé que la Fegafoot accorderait sa voix à Gianni Infantino. Son discours, exclusivement consacré aux réalisations du président de la FIFA et à la reconnaissance que devraient lui témoigner les fédérations, constitue néanmoins un positionnement politique difficile à dissocier de l’élection de 2027. Il intervient également quelques mois avant la date limite de dépôt des candidatures.
Le dirigeant gabonais apparaît ainsi comme l’un des relais africains de Gianni Infantino dans la course à sa succession. Le président sortant demeure favori, mais il fait aussi face à une opposition grandissante dans plusieurs confédérations et à des critiques sur sa gouvernance. La campagne est donc loin d’être terminée, même si le patron de la FIFA peut déjà compter sur le soutien affiché de plusieurs responsables influents du football africain.





